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Edito

Des cigares toxiques

Fumer tue, nous le savons. Fumer est dangereux, nous le savons aussi, fumer coûte cher : encore un lieu commun.

Par contre nous ne connaissions pas la toxicité politique du tabac. En effet à côté des politiques qui semblent encourager le tabac il y a le tabac qui décourage les politiques. C'est ainsi que Christian Blanc épinglé ces derniers mois par la presse pour son utilisation pour le moins laxiste des deniers publics vient d'être victime du tabac et de façon plus précise de ses cigares. Ce grand fumeur de cigares en effet fume beaucoup, il fume du cigare et du cher. Il fume du cher car il n'a pas les contraintes du misérable travailleur de la France d'en bas. Le pauvre prolétaire doit faire attention au prix de son tabac. Il n'hésite pas à aller le chercher en Andorre, en Espagne, ou dans la rue pour le payer le moins cher possible. Le col bleu est par force soucieux de son argent durement gagné. Le secrétaire d'Etat Christian Blanc, un véritable col blanc, est peu soucieux, on le comprend, de l'argent qu'il n'a pas gagné, tant il est vrai qu'on dépense beaucoup plus facilement l'argent des autres que le sien ! Christian Blanc fumait donc vraisemblablement les gros barreaux, ceux à 12 000 € par an, plus de 30 € par jour. Fallait-il qu'ils soient gros et qu'ils soient chers.

Le col bleu avec 30 € par jour, quand il les a, mange et fait manger sa famille. Il arrive à vivre. Le col blanc ne compte pas car il n'a pas besoin de compter. Le contribuable est là, toujours présent. C'est encore une des différences entre la France d'en haut et la France d'en bas.

Son histoire nous apprend qu'il vient de démissionner du gouvernement à cause de cette histoire de cigares. Le cigare donc vient d'ajouter une nouvelle facette à sa toxicité : la toxicité par traumatisme et de façon plus précise la fracture de carrière politique. Les autres toxicités sont rappelons le, celles liées au CO (maladies cardio-vasculaires) celles liées aux irritants (maladies pulmonaires), celles liées aux cancérigènes (cancer de la tête et du cou surtout pour le cigare). Depuis juillet 2010 la fumée de cigare entraine une nouvelle pathologie, cause de chutes politiques avec fractures de carrière. Mais cette pathologie n'est pas très grave car si elle fait tomber une tête au sens figuré, elle ne met pas la vie en jeu. La tête reste bien entre les épaules et le sujet peut continuer à vaquer à ses occupations. En outre les défenses immunitaires sont complétées chez les hauts personnages par des mécanismes d'immunité plus ou moins parlementaire qui se mettent automatiquement en place. L'évolution de ces fractures politiques n'impose pas de longues immobilisations, elle est la plupart du temps favorable car les carrières politiques se réparent sans lésion des intérêts des cols blancs.

Contribuables à vos poches !

Pierre Rouzaud

Président Tabac et Liberté


Breve

Journée Mondiale sans tabac 31 mai 2010

Femmes et Tabac

Fini le temps ou Gainsbourg chantait avec Deneuve que Dieu était un fumeur de Havanes !

Fini le temps où la gitane faisait la révolution sexuelle dans un nuage de fumée. L'image de la femme en train de fumer, n'est plus aujourd'hui une image de séduction.

On a pris conscience que l'image de la femme qui fume annonce hélas la mort prématurée d'une fumeuse sur quatre ! La cigarette remet en cause l'espérance de vie de la femme, de la même façon qu'elle a perturbé à l'époque celle de l'homme.

Les grands titres de la presse féminine ne font plus la promotion de la cigarette, à quelques exceptions près. La charte « Pages sans fumée » signée en 2001 par certains titres de journaux féminins, a permis un comportement un peu plus favorable à la santé. Malgré cela et les simulacres des dispositions gouvernementales prises contre le tabac, la pression de l'industrie des cigarettiers, ô combien efficace, va conduire le cancer du poumon au premier rang des cancers féminins. Aux Etats-Unis déjà le cancer du poumon chez la femme devient « number one », avant celui du sein ! En France une femme sur trois fume. Quand les nuits sont blanches, quand le couple vacille, quand les peines ou les stress de la vie sont trop forts ou que tout simplement le poids affiché sur la balance devient trop insolent, c'est le moment où la femme en rallume une. Dès lors un nuage de fumée voile temporairement des réalités trop dures à supporter et que la femme n'a pas apprises à affronter.

Les filles commencent à fumer à 11 ans. C'est très jeune, trop jeune et le toxique est trop dur, beaucoup trop dur ! En plus la sensibilité de la femme vis-à-vis de la cigarette est supérieure à celle de l'homme, notamment pour ce qui concerne le risque de cancer du poumon. Le cancer broncho pulmonaire arrivera d'autant plus vite que le tabagisme aura commencé tôt. « J'ai vu une jeune fille mourir à 28 ans ! » Tel est le cri d'un pneumologue devant la fin programmée d'une jeune fumeuse. On peut alors rêver et se dire « Ah si toutes les jeunes femmes de France cessaient de fumer aujourd'hui, leur mortalité par cancer du poumon serait divisée par 10...au moins !

Devant des drames qui sont parfaitement évitables, (on peut très bien vivre sans fumer), il faut que tout le monde, parents, enseignants, pouvoirs publics prennent enfin leurs responsabilités.

Prenons nous par la main et arrêtons le massacre.

Que la journée mondiale sans tabac du 31 mai 2010 soit l'occasion de prendre les armes contre le tabagisme et leurs acteurs mafieux, malfaisants et criminels.

Manifestation
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Dépendance et sevrage

Lettre 58

Editorial Tubiana

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Mère fumeuse et accidents respiratoires chez le nouveau-né

Le syndrome de mort subite du nouveau-né

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Les dentistes et le tabagisme des adolescents

Au congrès annuel à Atlanta en 2001 de l'American Academy of Pediatric Dentistery un questionnaire préalablement testé d'une page a été remis aux 1642 participants. Seulement 173 dentistes ont répondu au questionnaire et 18 % d'entre eux seulement avait reçu une formation sur le tabagisme (1/3 l'année précédente, 1/3 un à cinq ans avant, et le dernier tiers depuis plus de 5 ans).


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