Premiers pas avec le Vaporisateur personnel

Comment choisir, à qui s’adresser

Si la cigarette électronique présente certaines similitudes avec la cigarette classique, car permettant de restituer certaines sensations connues avec le tabac, on n’y retrouvera pas exactement les mêmes, en particulier en terme de goût. D’autre part, l’usage du vaporisateur personnel nécessite quelques explications pour bien en comprendre le fonctionnement, l’utilisation et l’entretien.

Pour un premier achat, avoir un conseil adapté et complet, poser et avoir des réponses immédiates aux questions que se pose un fumeur découvrant la vape, l’idéal est de s’adresser à une boutique spécialisée. Il pourra aussi y tester et prendre en main le matériel proposé, et point crucial, y goûter et choisir le ou les liquides qui lui conviendront.

Le choix du matériel

Aujourd’hui, de multiples modèles sont disponibles, pour débutants ou confirmés, en terme d’autonomie, de compacité ou encore de forme et d’esthétique, et répondent aux besoins des différents utilisateurs.

Pour les débutants, il existe des modèles adaptés et de prise en main relativement simple.

L’idéal est de s’orienter vers un modèle de type « 2ème génération », ou de plus en plus répandus maintenant, ceux de « 3ème génération », et de fuir les modèles « économiques » de type « cigalike », ou ceux vendus dans des commerces non spécialisés.

Un des critères primordiaux lors d’un premier achat, est de vérifier la valeur de la résistance dont est équipé le vaporisateur personnel, ainsi que le type de tirage. La valeur de résistance se mesurant en « Ohm », il est fortement conseillé de débuter avec des valeurs qui ne soient pas inférieures à 1,0 ohm, voire 1,5, et avec un atomiseur permettant un réglage d’air flow (ou tirage) de type « serré ». De telles caractéristiques, contrairement au « Sub-Ohm » (voir encadré ci-dessous), permettent des sensations plus proche de celles connues par le fumeur, une adaptation plus confortable à cette pratique nouvelle, et en conséquence, minimisent les risquent d’échec.

La tendance du "Sub-Ohm"

Le développement de la vape, ces dernières années, s'est particulièrement porté sur des matériels plus performants. Moyennant une plus forte puissance, une résistance très basse (inférieure à 1 Ohm, d'où le terme Sub-Ohm) et une ouverture permettant une arrivée d'air importante (vape dite « aérienne »), cette combinaison permet une vapeur abondante, et une pratique jugée comme plus agréable par des vapoteurs expérimentés. Une autre conséquence de telles caractéristiques, c'est qu'elles compensent les effets de la nicotine, notamment en ce qui concerne la recherche du « Throat hit ». Utilisé avec de tels réglages, un liquide trop dosé en nicotine devient très irritant, et rend ce Hit trop intense. L'usage de très bas taux de nicotine est donc inhérent à ce mode de vapotage.

Mais il faut garder à l'esprit qu'un apport de nicotine suffisant est indispensable au cerveau de l'ex-fumeur qui tente d'arrêter au moyen de la vape. 

Si ce type de vape et de matériels sont adaptés à des vapoteurs expérimentés et désaccoutumés de la nicotine, les conseiller aux débutants, pour qui le passage par une période de pratique avec nicotine est indispensable, revient à les exposer à un risque de rechute important !

le choix du e-liquide

Comme pour le matériel, il existe une multitude de liquides répondant à tous les goûts, et offrant de multiples expériences gustatives et olfactives.

De nombreux débutants s’orientent souvent vers des goûts « tabac » ou « menthe », moins déroutants, au moins dans une première phase d’adaptation, mais ce choix, et contrairement à la cigarette classique, reste très personnel en fonction des goûts de chacun.

Le critère primordial pour le succès d’une transition à la vape reste le choix d’un taux de nicotine adapté à chaque profil. Dans les e-liquides, ce taux est limité en France à 20 mg par ml de liquide.

cigarette-electronique

S’il est souvent considéré que les taux entre 12 et 20 mg/ml seront adaptés aux plus gros fumeurs, et ceux entre 6 à 12 à des « petits » fumeurs, il n’existe pas de formule universelle pour évaluer avec certitude le dosage en nicotine adapté à chaque nouveau vapoteur.

En effet, chaque fumeur est différent, et a adapté sa manière de fumer sa cigarette pour satisfaire son besoin propre. A titre d’exemple, certains consommateurs considérés comme « petits fumeurs », (moins de 10 cigarettes/jour, par exemple) peuvent tirer sur chaque cigarette plus intensément, par des bouffées plus rapprochées, inhalant plus « profondément » et gardant plus longtemps la fumée dans les poumons. A contrario, d’autres fumeront un plus grand nombre de cigarettes par jour, mais de façon plus modérée, tirant moins souvent, voire en ne les fumant pas complètement. Mais au final ces deux profils de fumeurs, aux pratiques pourtant si différentes, pourront avoir un taux d’absorption de nicotine très proche.

D’autre part, les quantités de nicotine annoncées sur les paquets de cigarettes sont obtenues par mesure sur des machines à fumer, fonctionnant suivant un protocole standardisé, et dont l’aspiration mécanique ne reproduit pas la diversité des modes de consommation réels. Il est également à noter que les cigarettes dites « légères » ou « light » ne sont qu’un argument marketing. Si de telles cigarettes peuvent paraître « allégées » sur les machines à fumer, le fumeur, lui, adaptera sa pratique à son besoin en nicotine, et compensera en inspirant des bouffées plus importantes pour l’obtenir. Au bilan, pour obtenir une même quantité de nicotine qu’avec une cigarette « normale », il inhalera encore plus de substances nocives. (Ces appellations « légères » ou « light » considérées comme trompeuses sont d’ailleurs désormais interdites).

Au vu de ces éléments, on constate qu’estimer un besoin en nicotine en fonction d’un nombre journalier de cigarettes, et de taux annoncé sur les paquets, reste très aléatoire. Et dans tous les cas, quel que soit le type de cigarettes utilisées, il faut retenir que le fumeur adaptera sa pratique pour y trouver ce qu’il veut y trouver.

Seul l’essai puis l’usage pourra confirmer la bonne adaptation d’un taux de nicotine à un utilisateur, mais il reste crucial de ne pas être en sous dosage, par crainte de cette substance, ou par volonté de s’en défaire trop rapidement.

Pour certains profils de fumeurs, les taux de nicotine disponibles s’avèrent insuffisants. Dans de tels cas, l’usage de patchs en complément du vaporisateur personnel est tout-à fait possible, et sans danger. Et contrairement à certaines croyances encore tenaces aujourd’hui, il n’existe aucun de risque de sur-dosage !

Après une période de recherche du meilleur dosage au démarrage de la vape, il ne faudra viser une éventuelle diminution du taux de nicotine qu’après un arrêt total du tabac et une période de stabilisation, puis le faire de façon très progressive et sur du long terme pour ne pas subir un effet de manque, et risquer la rechute dans la vraie cigarette.


Effets indésirables

Quelques effets indésirables peuvent être ressentis au début du passage au vaporisateur personnel, mais pas d’inquiétude cependant, ils ne sont que provisoires, et dus, non pas à la nouvelle pratique de la vape, mais bien au tabagisme passé. En effet, les années d’inhalation de fumée de tabac ont modifié et anesthésié la cavité buccale et les voies respiratoires. A l’arrêt du tabac, tout cela va pouvoir progressivement se nettoyer, et se reconstituer. Pas de panique donc à l’arrivée de ces toux, ou même de légers saignements de gencives signalés par quelques vapoteurs, dus a une sensibilité en cours de régénération.

Concernant la toux souvent rencontrée par le néo vapoteur, il ne s’agit que d’une conséquence du tabagisme. Les cigarettes de tabac sont en effet additionnées de menthol, (même celles qui ne le stipulent pas). Cette substance qui a un effet anesthésiant, y est rajoutée dans le but « d’adoucir » et de rendre moins irritante la fumée de tabac. Certains vapoteurs débutants privilégient d’ailleurs les liquides aux goûts mentholés pour en retrouver les effets, et atténuer les désagréments de cette période d’adaptation.

Il est également à noter qu’une utilisation alternée de cigarettes classiques et du vaporisateur personnel réduirait le processus de régénération évoqué plus haut, et la fumée de tabac serait d’autant plus agressive qu’elle reviendrait irriter une sensibilité en cours de revitalisation.

En outre, et de part la délivrance plus rapide du shoot nicotinique par la cigarette classique que par le vaporisateur personnel, le « vapo-fumeur » (utilisateur alternant les 2 pratiques) trouverait instinctivement une meilleure satisfaction dans la cigarette classique, et pourrait donc être tenté de privilégier cette dernière.

Par conséquent, il est donc conseillé de faire en sorte que l’éventuelle phase de double usage soit la plus réduite possible, pour limiter la durée de ces effets gênants, cette période, si elle est prolongée, pouvant s’avérer critique et être un facteur d’échec et de rechute dans le tabagisme.

Les liquides pour vaporisateurs personnels ont pour propriété de capter l’humidité, dans l’air ambiant, mais aussi dans le système respiratoire (C’est d’ailleurs cette propriété hygroscopique qui leur permet de générer de la vapeur). Le vapotage aura donc tendance à assécher la bouche et les voies respiratoires, et il est en conséquence conseillé aux vapoteurs de bien s’hydrater pour compenser ce phénomène.


Effets positifs

La contrepartie, c’est qu’avec l’abandon du tabac, disparaissent la mauvaise haleine, les odeurs persistantes de tabac froid ou les doigts jaunes. Quantité de petits soucis de santé comme les rhumes, angines hivernales, mais surtout le risque de développer une maladie lié au tabagisme se réduisent. L’ex fumeur retrouve également le goût, l’odorat, le souffle, un meilleur teint… toutes choses oubliées durant toutes ces années de tabagisme.


Les erreurs à ne pas commettre en commençant à vapoter

Influencés par les peurs entretenues sur la nicotine, beaucoup de vapoteurs cherchent à diminuer le taux de leurs liquides, ou même à s’en débarrasser, trop rapidement. Il est préférable de commencer plus haut, puis ajuster si nécessaire son dosage de nicotine à la baisse, que trop bas, être sous dosé, et risquer de reprendre une cigarette. Contrairement à certaines légendes encore tenaces, il n’existe pas de risque au sur-dosage de nicotine, tout au plus quelques désagréments passagers. La seule conséquence d’un éventuel dosage trop élevé sera, exactement comme pour un fumeur (lors d’une consommation trop importante, lors d’une soirée par exemple), de ressentir des maux de tête, ou la bouche pâteuse. La régulation naturelle qu’est l’auto-titration intervient alors, et le vapoteur, tout comme le fumeur, réduit instinctivement sa consommation.

A l’opposé, un sous-dosage trop brutal en nicotine, peut conduire le vapoteur à un état de manque, et à être tenté de le compenser en reprenant une cigarette. Cette erreur d’une baisse trop rapide reste d’ailleurs un facteur d’échec important lors de tentatives de conversion de fumeurs au vaporisateur personnel.

Un autre aspect à ne pas négliger, est que dans le cas d’une baisse importante du taux de nicotine, le manque s’accumule. En effet, certains vapoteurs arrivent à baisser assez fortement leur dosage de nicotine sans immédiatement ressentir d’effet de manque. Mais ce n’est qu’après plusieurs semaines, voire plusieurs mois que ce manque peut se révéler, et cela de manière d’autant plus virulente que cette période de sous dosage aura été longue, et que ce manque se sera accumulé.

Certains vapoteurs estimant avoir réussi leur transition, peuvent être tentés d’évoluer vers un matériel offrant plus de puissance, combiné à une résistance très basse (Voir « La tendance du Sub-Ohm », plus haut). Attention encore, de telles combinaisons rendant le dosage de nicotine habituel trop fort à l’inhalation, à ne pas le réduire trop brutalement, au risque de se retrouver, là aussi, en sous-dosage par rapport à son besoin réel.

Au vu de ces différents éléments, il faut retenir que, seulement une fois l’arrêt total du tabac intervenu, et après une période de stabilisation plus ou moins longue, le vapoteur pourra alors réduire son taux de nicotine. Mais il devra veiller à ne le faire que très progressivement et sans précipitation.


On ne vapote pas comme l’on fume une cigarette. Le débutant sera instinctivement tenté d’utiliser son vaporisateur personnel et d’aspirer aussi fortement que lorsqu’il fumait. Mais il ressentira alors certaines irritations ou risquera de tousser. (comme évoqué plus haut dans « Les effets indésirables« ).

Il faut, et tout particulièrement pour le débutant, tirer des bouffées longues et modérées pour atténuer ces désagréments. Une bonne image de la méthode à adopter est celle d’aspirer un peu à la manière dont on le ferait avec une paille.


Le vapoteur débutant peut être inquiet, voire même culpabiliser du fait de vapoter plus fréquemment qu’il ne fumait. Ce reproche de « fumer encore plus qu’avec la cigarette » est d’ailleurs souvent fait aux vapoteurs, par des personnes méconnaissant le sujet. Une des causes pouvant mener à cette utilisation plus intense peut être un choix de liquide trop faiblement dosé en nicotine. Mais il faut aussi savoir que la vape est moins efficace à délivrer la nicotine que ne l’est la cigarette classique. En effet, pour obtenir une dose de nicotine équivalente à celle délivrée par une seule cigarette en quelques minutes, il sera nécessaire de vapoter entre 30 minutes à 1 heure, puis de maintenir ce taux par des bouffées régulières.

Dans toutes ces situations, le vapoteur devra garder à l’esprit que même en vapotant de façon plus rapprochée, il ne fume plus, et il ne s’administre plus toutes les substances nocives contenue dans la fumée de tabac, celles qui en constituent les vrais dangers, et ne devra pas risquer d’y rechuter en se privant d’une substance qui elle, n’en présente pas.


Habitués à la taille de la cigarette, éprouvant une certaine gêne à exposer cette pratique nouvelle, par souci d’économie ou par crainte d’un échec, certains vapoteurs débutants privilégient souvent pour leur premier achat un vaporisateur personnel discret, de petite taille ou peu onéreux, 002-vapingmais qui s’avère au final de piètre qualité et peu efficace. Si le coût d’achat d’un équipement de qualité peut paraître élevé, il n’est pas a comparer avec le prix de sa consommation quotidienne de cigarettes, mais bien avec le coût total d’une consommation à plus long terme.

Si on trouve en boutique spécialisée des cigarettes électroniques de qualité très correcte à partir d’une trentaine d’€uro, il faudra viser, pour un équipement plus performant, plus fiable, et permettant une meilleure autonomie (plus grande capacité de l’atomiseur, fourni avec une batterie ou accu de rechange…), un investissement de départ de 50 à 80 €uro environ. Les flacon de recharge de e-liquide sont généralement vendus aux alentours des 6 €uro.

Pour comparaison, pour un fumeur d’un paquet à 7€ par jour, le coût est d’environ 50€ par semaine, 200€/mois, et plus de 2500€/an !

Au delà des bénéfices sur la santé, la vape permet donc de réaliser des économies non négligeables, par rapport au tabac !


Lors des premières heures ou jours d’utilisation d’un premier e-liquide choisi, son goût peut s’avérer à la longue moins agréable. Il faut, à cet égard, garder à l’esprit qu’après des années d’inhalation de fumée de tabac, le changement est important, et peut nécessiter un temps d’adaptation et quelques ajustements. Dans un tel cas, il ne faudra pas hésiter à retourner en boutique pour tester d’autres saveurs, et éventuellement adapter le taux de nicotine.

Une façon d’éviter ce phénomène de lassitude, peut être d’utiliser plusieurs atomiseurs contenant des liquides différents et d’alterner en variant les goût et les plaisirs à sa convenance.


Le « dry hit » est un phénomène indésirable qui peut se produire lorsque la résistance est insuffisamment alimentée en liquide. Le matériau absorbant censé apporter le liquide jusqu’à la résistance se retrouve alors asséché, et lorsque cette dernière est activée, elle chauffe en l’absence de liquide, directement la fibre (souvent du coton). Lremplissagee goût produit est alors particulièrement désagréable, l’utilisateur rejette immédiatement ces émanations, et se garde bien de les reproduire ! Cet incident est la plupart du temps dû à un niveau de liquide trop bas dans le réservoir. Pour se prémunir de ce phénomène, le vapoteur devra veiller à maintenir un niveau minimum de liquide dans le réservoir de son vaporisateur.


Beaucoup de médias ont titré récemment sur des « explosions de cigarettes électroniques ». Dans la majeure partie des cas, il ne s’agissait pas de vaporisateur personnels qui étaient à l’origine de ces explosions, mais d’accus, rangés sans protection dans une poche, en présence de trousseaux de clés, de pièces monnaie ou autres objets métalliques. Comme tout dispositif de stockage d’électricitetuis-silicone-et-boite-pour-protection-des-accusé, (piles rechargeables, batterie de téléphone portable, d’appareil photo…) il est indispensable de les protéger d’un contact avec des objets métallique, ce qui pourrait provoquer un court-circuit. L’usage d’accus ayant subi un choc, ou dont la gaine isolante plastique n’offre plus de protection intégrale est également à proscrire. Il est indispensable, lors de transport d’accus de rechange, de les protéger dans une boite de protection ou par un étui silicone spécifique.


Le fumeur s’était habitué à prévoir d’avance ses réserves de cigarettes, pour ne pas se retrouver en manque, en partant au travail, en week-end, ou en voyage. De la même façon, le vapoteur sera amené à prévoir batterie, liquide ou encore résistance d’avance pour palier à une éventuelle « panne ».

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